Au secours ! Mon enfant est en pleine crise d’opposition !

Mis à jour : 19 nov. 2019



Il a entre 2 et 4 ans. Et il dit NON à tout ! L'opposition de l'enfant peut être terriblement éprouvante pour pour les parents. Nous avons l'impression que l'enfant décide délibérément de nous pousser à bout en jouant sur nos cordes les plus sensibles. Et pourtant, il est essentiel de comprendre que cette période est tout à fait normale, naturelle et même indispensable pour le bon développement de l’enfant. Il est donc important que chaque parent comprenne ce qui se cache derrière la résistance de son enfant afin de trouver les méthodes éducatives qui fonctionnent et qui permettent de préserver la dignité de l'enfant et la santé mentale du parent.


Tout d’abord, pensez au monde dans lequel vivent nos enfants. Leurs petits cerveaux sont submergés de stimulations et de tentations de toute part sans être encore capables de comprendre le pourquoi de l’interdit. Réfléchissez maintenant au rythme de vie qu’on impose à nos enfants et qui va totalement à l’encontre de leur nature curieuse et spontanée. Et enfin, dites-vous que c’est une bonne chose pour un petit enfant de cet âge de savoir ce qu’il veut et d’oser l’affirmer haut et fort.


Alors, comment lui faire répondre à nos demandes, tout en respectant ses besoins et sans entraver son sens émergeant d’autonomie ?


Je vous offre ici 8 idées pour adoucir la résistance et susciter la collaboration


1) Connectez avant de commander. Sachez que tout enfant est équipé intérieurement pour résister à la personne à laquelle il n'est pas attaché. Cela veut dire que plus votre relation est difficile, plus votre enfant sera porté à vous résister. A contrario, plus votre relation est profonde, plus l'enfant aura envie de coopérer, d'être bon et de vous faire plaisir.


2) Soyez sûr de vous et de ce que vous faites. Si vous hésitez ou cédez au moindre non, l’enfant ressentira une faiblesse dans votre voix qui lui fera douter de la certitude de ce que vous lui demandez. Soyez prêt à recevoir le refus et à subir la colère et dites-vous qu’elle n’est pas dirigée contre vous mais contre la situation.


3) Assurez-vous que l’enfant vous a vu et entendu. De nombreux parents font l’erreur de répéter la même consigne plusieurs fois et finissent par s’énerver alors que l’enfant de son côté était tellement absorbé par son occupation du moment qu’il n’a tout simplement pas entendu. Rapprochez-vous, touchez votre enfant, regardez-le, souriez et reformulez votre demande d’une voix douce mais ferme.


4) Restez bienveillant. L’enfant de cet âge est très sensible à la pression. S’il perçoit une moindre once de coercition dans votre voix, sa première réaction purement instinctive sera de vous résister. Soyez donc malin et intelligent. Vous obtiendrez bien plus de de choses par la bienveillance que par la force.


5) Les petits enfants adorent jouer et s’amuser. Apportez de l’amusement dans les tâches pénibles comme, par exemple, le brossage des dents ou le rangement de la chambre. Dites-lui que ses petites dents sont de petits crocodiles et que chacun souhaite dormir propre. Ou transformez sa chambre en un magasin de jouets où chaque livre et jouet doit être rangé au bon rayon. Peu importe ce que vous direz et l’histoire que vous inventerez, l’essentiel est que votre enfant fasse ce que vous voulez mais en s’amusant.


6) Offrez-lui des choix. Les petits doivent en permanence suivre nos consignes d’adultes et obéir à nos ordres. Avoir un choix leur permet de se sentir « maître » de la situation et de baisser ainsi la résistance. Si votre enfant ne veut pas s’habiller, demandez-lui s’il veut mettre un pyjama bleu ou vert ? Ou s’il demande un bonbon à la place du dessert, proposez-lui un choix entre un yaourt avec du sucre ou du miel.


7) Si votre enfant résiste et pleure et qu’aucune astuce ne marche, il se peut qu’il soit juste trop fatigué ou stressé par quelque chose. Laissez-lui la liberté et le plaisir de pleurer (ou de crier) dans vos bras. Souvent vous n’avez même pas besoin de le consoler. Pleurer nous fait du bien, cela fait encore plus de bien à un enfant. Après une petite crise de larmes (ou de cris), il se sentira apaisé et sera plus enclin à répondre à votre demande.


8) Et enfin, considérez l’opposition comme normale, positive et tout à fait propre à cet âge. Plus votre regard sur la situation sera bienveillant, plus vous serez dans la capacité de gérer la situation d’une façon efficace.


Ces mêmes astuces marchent aussi pour les enfants plus grands et font des merveilles auprès des ados.





Coach parental, diplômée en psychologie du développement de l’enfant et maman de 4 garçons, Elena accompagne les familles dans son cabinet de l'Haÿ-les-Roses et à distance.


Elle aide les parents qui rencontrent des dysfonctionnements dans leur vie familiale, mais également ceux qui aspirent à une vie de famille plus sereine et souhaitent éduquer leurs enfants avec respect et bienveillance.


Elle publie régulièrement des articles sur la parentalité, l’éducation, le développement de l’enfant et de l’adolescent, les émotions de l’enfant, les défis de la parentalité à l'ère digitale, le burn-out parental et la surcharge mentale

des parents.

www.elena-goutard.com




En partenariat avec

logo_fondGris-14.19.08.png
logo.png
ATOUKIDS_couleur800.png

Elena Goutard-  Coach parental

Tel : 06 06 53 53 62

Skype : egoutard

Web : www.elena-goutard.com

Email : elena.goutard@gmail.com

  • Facebook
  • Instagram

Info et prise de RDV

@Elena Goutard 2019             Tous droits réservés               Toute reproduction même partielle est interdite