3 astuces pour devenir un parent plus patient



Quel parent ne rêve pas d’être plus patient, capable de rester bienveillant et de garder son calme en toute circonstance ? Et pourtant, cette qualité tant convoitée n’est pas donnée à tout le monde en même quantité. Notre taux de patience dépend-il de notre tempérament, de notre éducation ou de notre état ? Existe-t-il des clés pour devenir un parent plus patient ? Et est-il possible de cultiver cette qualité qui vient souvent à nous manquer ? Quelques éléments de réponses. Les vertus de la patience D’après le dictionnaire Larousse, être patient signifie faire preuve de tolérance, d’indulgence, de calme et de douceur. A l’opposé, nous avons les caractéristiques comme agacé, énervé, exaspéré, impatient, irrité… Tous les parents préfèrent bien sûr être du bon côté car nous sommes alors plus efficaces, réfléchissons mieux, comprenons mieux la situation, sommes capables de faire preuve d’amour et d’empathie envers notre enfant. Notre attitude posée sert aussi de modèle à nos enfants qui, forts de notre exemple, réussissent eux-aussi à mieux gérer leurs émotions quand une situation difficile se présente. Pourquoi perdons-nous patience ? Pourquoi cette qualité nous manque-t-elle souvent dans les moments où l’on en a le plus besoin ? Pour comprendre, plongeons-nous quelques instants dans les mystères du fonctionnement de notre cerveau. Lorsque vous ressentez du stress (cris, retard pour l’école, dispute entre les enfants…), l’amygdale, petit noyau lové au cœur de votre cerveau (dont le rôle est d’assurer votre survie et de vous protéger), envoie à votre cerveau un message d’alerte. Considérant qu’il s’agit d’une situation de danger, votre cerveau s’active et se met en mode : Attaque (on crie, on punit, on peut même taper ou gifler l’enfant), Fuite (on pleure, on se décourage, on cède, on baisse les bras), ou Prostration (on se sent paralysé, incapable d’agir ou de savoir quoi faire). Le message d’alarme va ensuite déclencher dans notre corps des sensations physiques bien particulières (palpitations, mâchoires serrées, accélération du rythme cardiaque, contraction des muscles), bref, votre corps s’apprête à attaquer. Un geste ou un mot de trop et vous explosez. Le problème : vous n'êtes pas face à un lion mais face à votre enfant tout mignon, même si, à ce moment précis, il vous cause peut-être bien du souci. En matière de patience, sommes-nous tous égaux ? La réponse est NON. En effet, votre quota de patience dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels :

  • Votre éducation : si vos parents se fâchaient parce que, enfant, vous parliez la bouche pleine ou mangiez avec les doigts, il y a de fortes chances que vous soyez peu patients dans ces situations.

  • Votre tempérament : les parents de tempérament sensible ou impulsif perdront patience plus vite et plus souvent.

  • Votre état : vous avez plus de chances d’être patient lorsque vous allez bien (physiquement mais aussi dans votre tête). Si vous perdez patience un peu trop souvent, explorez un peu votre état général et essayez de l’améliorer.

Apprendre à être un parent patient, c’est possible ! Nous connaissons tous un de ces parents qui ne se fâche jamais, reste toujours calme malgré les tempêtes, réussit à désamorcer les situations les plus ardues avec légèreté et même avec le sourire. Si ce n’est pas forcément votre cas, rassurez-vous : grâce aux récentes recherches sur le cerveau, nous savons aujourd’hui qu’il n’est jamais trop tard pour développer de nouvelles qualités, quel que soit votre âge ou votre passé (et que non, tout ne se joue pas avant 6 ans !). Je vous propose ici quelques pistes à essayer au quotidien pour cultiver la patience : Apprenez à écouter votre corps La patience peut être vite balayée par la colère ou la frustration. En apprenant à déceler dans votre corps les premiers signes d’une émotion négative, vous réussirez à calmer l’émotion qui vous envahit plus rapidement. Dans quelle partie de votre corps ressentez-vous la contrariété : le ventre, la nuque, la poitrine ? Quels autres symptômes accompagnent votre colère (boule au ventre, cœur qui bat plus vite, jambes lourdes) ? Dès que vous avez repéré les signes qui vous indiquent que vous êtes sur le point de perdre patience, prenez quelques grandes respirations, isolez-vous 3 minutes, visualisez-vous dans un endroit calme et agréable, buvez un verre d’eau… autrement dit, trouvez des techniques qui vous aideront à combattre l’émotion qui vous submerge et qui vous empêche de rester patient. Prenez de la hauteur Le manque de patience provient souvent d’une interprétation erronée que nous avons de la situation et du comportement de notre enfant. Prenez l’exemple d’un enfant qui pleure en fin de journée.

  1. Parent A : Vous le trouvez fatigué, vous savez qu’il a eu une longue journée, vous vous rappelez que les pleurs en fin de journée sont naturels chez beaucoup d'enfants de son âge. Votre réaction : vous prenez votre enfant dans vos bras et tentez de le rassurer, votre enfant s'apaise et le reste de la soirée se passe dans le calme.

  2. Parent B : Vous vous souvenez que, hier aussi, il a pleuré pour avoir un deuxième dessert, qu’il a ensuite enchaîné les pleurs pendant toute la soirée. Vous vous dites que quelque chose cloche dans son éducation, que votre enfant vous manipule et que vous aurez des problèmes avec lui plus tard. Résultat : au bout de 5 minutes vous sortez de vos gonds et vous explosez.

Vous voyez : deux lectures de la situation et deux réactions parentales différentes. Et pourtant, il s’agit souvent du même enfant et du même comportement. Pour réagir de manière plus calme et posée, apprenez à prendre de la hauteur sur la situation : Vous manipule-t-il vraiment en réclamant un deuxième dessert ? Posez-vous les bonnes questions : quel est le besoin de mon enfant dans cette situation ? Quelle est sa difficulté ? Quelle réaction de ma part serait aidante ? Pensez à vous mettre plus souvent à la place de votre enfant : Pourquoi ne veut-il pas se doucher, se préparer pour l’école, faire ses devoirs ? Les devoirs le stressent-ils trop ? Est-il trop fatigué pour aller se doucher seul ? A-t-il besoin de votre aide ? Je suis convaincue qu’aucun enfant ne veut volontairement s’attirer des ennuis ou contrarier son parent. S’il se comporte ainsi, c’est qu’il y a une raison. A vous de la découvrir. Est-il surexcité à cause de sa longue journée ? Trop fatigué ? Pas assez réveillé ? Changez d’attitude progressivement Il est impossible de changer de caractère en un seul jour. Pour modifier nos automatismes, il faut du temps et de l’entraînement. Et c’est plutôt une bonne nouvelle : nos enfants sont en effet des champions pour mettre notre patience à rude épreuve. Vous avez donc moult occasions au quotidien pour vous entraîner. Essayez cette astuce : dès que vous sentez que vous perdez patience (voir Apprendre à écouter son corps), prenez une grande respiration, adoptez un ton de voix calme et posé, relâchez vos épaules et votre front, décrispez la mâchoire… vous aurez immédiatement la sensation d’être plus détendu. Le calme commencera à revenir, vous aurez peut-être même la force de sourire ou de prendre la situation avec humour. Vous avez réussi à préserver votre calme ? Félicitez-vous. Grâce à ces mini progrès quotidiens, vous gagnerez en motivation et en confiance car vous verrez tous les bénéfices qu’une attitude patiente peut avoir sur vous et sur votre enfant. Vous vous sentez concerné(e) par cette problématique ? Vous souhaitez devenir un parent plus patient, plus détendu et plus joyeux ? Vos émotions du moment ont un impact négatif sur l'ambiance à la maison et votre relation avec vos enfants ? N'hésitez pas à me contacter pour un conseil ou un échange (voir les coordonnées en bas de cette newsletter).

Elena Goutard est coach parental et familial. Au travers de ses accompagnements, elle cherche à faciliter le quotidien des parents, à rétablir l'harmonie dans les relations entre parents et enfants et à ramener dans les familles le calme et la joie.


Elle publie régulièrement des articles sur le développement de l’enfant et de l’adolescent et contribue à la rubrique Parentalité des magazines Parole de Mamans, Aufeminin et Passeport Santé.



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Votre quotidien parental est difficile ? Vous avez du mal à comprendre certaines réactions de vos enfants et à gérer leurs comportements ? Vos enfants s’entendent mal et leurs conflits vous épuisent ? Vous manquez de patience et votre propre stress vous empêche d'être le parent que vous souhaitez être ? Votre ambiance familiale est compliquée et vos relations se dégradent ? Vous sentez que vous avez besoin d'être soutenu(e) et accompagné(e) ? Je vous aide à :

  • améliorer la relation avec vos enfants

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