Votre façon de parler compte !



Pourquoi certains messages ont sur nous plus d’impact ? Pourquoi avons-nous envie de répondre immédiatement à certaines demandes, tandis que d’autres provoquent chez nous une résistance viscérale.  L’art de la communication a aujourd’hui toute sa place en entreprise où l’on est de plus en plus conscient que la façon dont le manager communique avec ses collaborateurs a un impact direct sur leur performance, leur implication et l’ambiance générale qui règne au sein de l’équipe.


Nous savons tous que la communication est un art. Les bons speakers savent exactement quel rythme, quel volume de voix utiliser pour capter l’attention de leur public. Ils savent que la posture et l’expression du visage sont tout aussi importantes que le contenu de leur discours. Ils se servent à bon escient des temps de silence et de pauses pour préserver le suspens et permettre au public de mieux intégrer le sens de leur message.


En tant que parents, nous pouvons aussi nous inspirer de certaines techniques en communication pour mieux communiquer avec nos enfants. Notre message sera alors plus clair, plus concis, il aura du poids et de l’impact. Puisqu’une bonne communication signifie une meilleure compréhension, qui à son tour signifie une meilleure relation, nous ne devrions pas négliger la manière dont nous communiquons dans le cadre familial, que ce soit avec nos enfants ou avec notre conjoint. Je considère qu’en parlant avec notre enfant, nous devons avant tout être naturels et faire preuve d’intelligence et de bon sens. Pour ne pas rendre la chose compliquée, je vous propose ici quelques notions de base qui, je l’espère, vous permettront de devenir de meilleurs communicants et d’éviter certaines erreurs auprès de vos enfants.


Voici quelques éléments auxquels vous devriez faire attention quand vous vous adressez à votre enfant :


1. Le volume


C’est la force du son. Les cris font peur et peuvent en effet faire réagir l’enfant et nous aider à obtenir de lui une obéissance immédiate. Mais, contrairement à ce que l’on pense, les cris symbolisent la faiblesse et le manque de confiance en soi. On crie par désespoir lorsqu’on a perdu tout espoir de se faire obéir autrement que par les cris. Bien sûr, nous ne pourrons pas toujours nous contenir, nous sommes humains, donc émotifs, mais sachez que les cris poussent l’enfant à agir en mode d’auto-défense et non plus en mode d’apprentissage. En criant, vous pourrez donc faire obéir votre enfant, mais vous ne lui apprendrez rien. Apprenez à vous retenir et à ventiler vos émotions autrement que par les cris et ailleurs qu’en présence de votre enfant.


2. Le tempo


C’est la vitesse avec laquelle vous parlez. Un tempo trop rapide est signe d’une grande excitation mais aussi de nervosité et d’agitation. Plus l’enfant est petit, moins son cerveau est capable d’intégrer de longs discours et de longues phrases, surtout si vous parlez vite. Ce n’est pas un choix de sa part, mais son cerveau se déconnecte littéralement lorsque vous parlez trop ou trop vite. Votre voix devient alors comme une sorte de musique de fond à laquelle il ne prête plus attention.


Conseil : Pour que votre message soit efficace, parlez à une vitesse moyenne, en mettant l’emphase sur les points importants et en faisant des pauses régulièrement. Observez votre enfant. Si vous sentez qu’il ne vous écoute plus, récupérez son attention avant de poursuivre. Plus votre enfant est fatigué ou mal réveillé (le matin ou en fin de journée), plus il aura du mal à rester concentré. Tenez-en compte.


3. Le ton de votre voix


C’est l’émotion émanant de votre message. Le ton fait ressortir votre attitude, par exemple, lorsque vous êtes énervé et en colère, ou au contraire, content et satisfait. Nous ressentons l’émotion chez l’autre instinctivement et immédiatement. Nous ne pouvons pas toujours contrôler nos émotions, chose impossible avec nos vies trépidantes, mais nous pouvons faire un effort pour devenir plus conscients de nos ressentis, pour apprendre à mieux les gérer et pour ne pas les déverser sur nos enfants.


Conseil : lorsque vous parlez avec votre enfant et qu’il ne veut pas vous écouter, prenez l’habitude de vous mettre à sa place et de vous demander si le ton de votre voix donne envie d’être entendu. Écoutez aussi votre corps, les tensions corporelles se ressentent dans votre voix. Au lieu de parler, c’est peut-être le moment de vous aérer l’esprit.


4. Le vocabulaire


Le choix des mots joue beaucoup. Avec les mots que vous utilisez, vous montrez, entre autres, le respect ou le manque de respect. Les enfants ne sont pas différents des adultes, eux aussi ils aiment qu’on les respecte, qu’on leur parle avec douceur et bienveillance. Parlez-leur en choisissant un vocabulaire riche et varié et en utilisant les mots qui ne blessent pas, ne vexent pas, ne font pas mal. Exactement comme vous aimez qu’on vous parle à vous !


5. Les pauses et le silence


En faisant des pauses, vous permettez à votre enfant de mieux saisir le sens de votre message. C’est également en faisant des pauses que vous ouvrez une porte à une réplique, un échange, un dialogue. N’oubliez pas que le cerveau immature de l’enfant est vite submergé d’informations et d’émotions. Pour que l’enfant comprenne pleinement ce que vous dites, il a besoin de phrases courtes et claires, et de pauses. « Je n’aime pas quand je rentre du travail et que les devoirs ne sont pas faits. (Comptez dans votre tête 12345678910). Je comprends que tu sois fatigué et que tu veuilles jouer (12345678910). Qu’est-ce que tu pourrais faire pour penser à tes devoirs plus tôt et pour qu’on puisse ainsi profiter de nos soirées ensemble en toute tranquillité et en nous amusant ? (12345678910)


Un autre point important c’est le silence qui est une autre forme de langage. Parfois, surtout lorsqu’un enfant est fatigué, rien ne vaut mieux que le silence. Le silence nous permet d’écouter l’autre, de nous plonger dans nos pensées, de traiter les informations de la journée en présence d’une personne aimante. Le silence ouvre une voie à une communication différente, à une sensation de paix et de liberté. C’est souvent dans ces moments-là que les plus belles pensées et confidences émergent. Justement là où l’on n’attend rien et l’on ne demande rien.


6. Le non verbal


La posture, le regard, l’expression du visage comptent autant que les mots et parfois plus. L’émotion, même celle que vous essayez de cacher, se transmet à votre enfant via le côté non verbal de votre message. La communication perdrait son côté fluide et naturel si on devait toujours se contrôler. Mais il est important de tenir compte de l’image qu’on renvoie à l’enfant quand on s’adresse à lui. Ainsi, essayez de lui renvoyer une image de vous que vous aimez vous-même voir dans la glace.


Par Elena Goutard, Coach parental


Coach parental, diplômée en psychologie du développement de l’enfant et maman de 4 garçons, Elena Goutard accompagne les familles dans son cabinet et à distance.


Elle aide les parents qui rencontrent des dysfonctionnements dans leur vie familiale, mais également ceux qui aspirent à une vie de famille plus sereine et souhaitent éduquer leurs enfants avec respect et bienveillance.


Elle publie régulièrement des articles sur la parentalité, l’éducation, le développement de l’enfant et de l’adolescent, les émotions et la discipline, les défis de la parentalité à l'ère digitale, le burn-out parental et la surcharge mentale des parents.


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