Si votre enfant ne se confie pas à vous : comment rétablir la confiance ?



Nous souhaiterions tous, dans l’idéal, être les premiers confidents de nos enfants. Quelle joie (et quelle tranquillité d’esprit) de savoir que, quoi qu’il arrive, notre enfant viendra nous confier ses soucis et ses peines, et que nous pourrons alors lui apporter tout le soutien nécessaire dont il a besoin. Bien sûr, nous ne pourrons pas toujours être au courant des moindres détails de la vie de nos enfants. A mesure qu’ils grandissent, les enfants développeront naturellement des sujets et des centres d’intérêt qu’ils partageront plus volontiers avec leurs amis qu’avec leurs parents. Cela fait partie de la vie : l’enfant prend tout doucement son envol. Mais même en grandissant, tout enfant a besoin de savoir qu’il y a dans sa vie quelqu’un à qui il peut tout dire, tout confier, sans crainte, ni peur du jugement, un adulte qui saura le rassurer, le guider et le conseiller bien mieux qu’un enfant de son âge.

Gagner cette profonde confiance de nos enfants n’est cependant pas si simple. Il faut réussir à dépasser notre envie de réprimander quand l’enfant fait des faux-pas, à rester calme même quand on est énervé, à écouter alors qu’on a mille choses à dire ou qu’on brûle d’envie de donner un conseil. Trop inquiets par les faux-pas potentiels de nos enfants, trop anxieux pour leur avenir, trop soucieux de l’éducation qu’on leur donne, nous nous laissons facilement submerger par les émotions qui nous empêchent, dans des moments importants, de rester attentifs et à l’écoute.

Il y a aussi notre quotidien, souvent stressant et trop prenant, qui nous empêche d’accorder à nos enfants du temps et de l’attention.


Beaucoup de parents font l’erreur de penser que l’absence de dialogue est due au caractère taciturne et renfermé de leur enfant. Moi, je suis convaincue qu’il n’y a pas d’enfants renfermés (du moins pas avec leurs parents) mais qu’il y a des enfants qui ne font pas suffisamment confiance à leurs parents même s’ils les aiment profondément. Alors que pouvez-vous faire pour rétablir cette confiance ? La vérité est que nous ne pouvons pas forcer nos enfants à s’ouvrir à nous, la seule voie possible : leur donner envie ! Voici quelques idées :

Choisissez le bon moment


Il y a des moments plus propices que d’autres pour des discussions ou des confidences. Observez votre enfant : à quel moment discute-t-il le mieux (en voiture, au moment du coucher, à table) ? De quoi aime-t-t-il parler : ses amis, sa journée d’école, ses passions (hobbys, centres d’intérêt), les jeux vidéo… C’est en observant et en connaissant votre enfant que vous arriverez à cerner le meilleur moment pour engager le dialogue avec lui. Faites de ces moments une précieuse habitude, un rituel quotidien que l’enfant appréciera et attendra avec impatience.

Rendez-vous disponible


On n’a pas forcément envie de parler à quelqu’un qui est occupé par autre chose, qui regarde ailleurs, qui nous interrompt ou nous donne des conseils toutes les 5 secondes. Ainsi, il suffira parfois à votre enfant d’un simple froncement de sourcils ou d’un regard distrait de votre part pour mettre fin à la conversation. Si vous voulez que votre enfant vous parle plus souvent, limitez les perturbateurs et tentez de vous rendre disponible quand il s’adresse à vous.


Vous avez plusieurs enfants et ne pouvez pas écouter votre petit bavard chaque fois qu’il sollicite votre attention ? Ainsi, par exemple, si vous êtes au téléphone ou en train de donner un bain au bébé, dites calmement à votre enfant : « Chéri, je veux vraiment écouter ce que tu as à me dire, sauf que là je suis trop occupé(e). Veux-tu garder ton idée pour plus tard. Dans 10 minutes, promis, je suis à toi ! » Vous pouvez aussi noter sur une feuille de papier un petit mot de rappel (pour montrer à votre enfant que vous prenez sa demande au sérieux). Autre idée : posez votre main sur son épaule ou caressez-lui les cheveux en attendant d’avoir terminé une conversation avec un autre enfant par exemple. Il saura ainsi que vous ne l’avez pas ignoré. Et bien sûr, n’oubliez pas ensuite de prendre le temps nécessaire pour vous poser avec lui et écouter ce qu’il avait à vous dire.

Surveillez vos réactions


Il peut être difficile de rester neutre face au récit de notre enfant. Imaginez un instant que votre enfant vous confie avoir volé le gâteau de son ami ou avoir été maltraité par ses camarades de classe. Une émotion (peur, colère ou autre) va immédiatement apparaître sur votre visage si vous n’y prêtez pas attention. Vous ne la verrez pas, mais votre enfant si. Ainsi, si à chaque fois qu’il vous parle de ses soucis à l’école, il vous sent anxieux(-se), viendra le moment où il arrêtera de vous en parler, pour éviter de vous causer du souci et vous préserver. De la même manière, s’il se fait gronder chaque fois qu’il avoue une bêtise, il préférera cacher la vérité ou mentir.


Soyez donc vigilent(e). Même si ce n’est pas toujours simple, surveillez vos réactions et tentez au maximum de garder une posture neutre et bienveillante. Laissez votre enfant s’exprimer pleinement, vous pourrez ensuite reparler de ses difficultés et chercher des solutions plus facilement et… ensemble !


Écoutez avec intérêt


Savoir écouter est tout un art, et il faut parfois s’entraîner ! Votre objectif : rester coûte que coûte concentré sur votre enfant. Que ses propos vous intéressent ou non, écoutez ! Faites taire la petite voix dans votre tête qui vous pousse à parler et à interrompre. Apprenez à observer vos pensées, et dès que votre esprit s’échappe (pour se replonger par exemple dans vos dossiers pro ou pour cogiter à la dispute avec votre mère), ramenez-le dans l’instant présent et refocalisez-vous sur votre enfant. Tout dans votre attitude doit montrer à votre enfant : « Je suis avec toi, ce que tu me racontes m’intéresse, dis-m’en plus, je veux tout savoir ! ». Mieux vous l’écouterez aujourd’hui, et plus il vous confiera de choses plus tard dans la vie.

Posez les bonnes questions

« Ça a été ta journée ? » « Tu as des devoirs ? » Ces questions ouvrent rarement la discussion. Le plus souvent, la réponse de l’enfant sera : ouais.. bof, aha, ou encore le silence. Pourquoi ? Parce que ces questions contiennent déjà des attentes et dévoilent nos intentions. Ainsi, avec un « Tu as passé une bonne journée ? », l’enfant sait que le parent s’attend à un « Oui », et le « Tu as des devoirs ? » équivaut souvent à « Tu t’y mets quand ? ». Ces questions sont aussi beaucoup trop vagues pour appeler des réponses concrètes.

Si vous voulez faire parler votre enfant, posez-lui des questions concrètes : « tu as joué avec qui aujourd’hui ? » « Tu as appris quoi en maths ? », « Elle s’appelle comment ta prof de français ? » N’hésitez pas aussi à surprendre votre enfant avec des questions qui n’ont rien à voir avec la situation, par exemple : « Tu sais en quelle année l’homme s’est posé sur la Lune pour la première fois ». Ou « Tu sais qui j’aimerais être comme personnage Star Wars ? » Ces questions inattendues éveilleront la curiosité de votre enfant ou le feront rire. Dans tous les cas, elles déboucheront souvent sur une conversation décalée et sympa.


Éteignez vos portables


Les téléphones portables sont selon moi les premiers ennemis du lien entre les parents et les enfants. Eh oui, les enfants adorent les écrans mais détestent nos portables. Tous les enfants que j’ai pu interroger sur le sujet sont unanimes : lorsque les yeux de leurs parents sont rivés sur le portable, ils se sentent invisibles, ont l’impression de ne pas exister ou de ne pas compter. Inutile de mentionner que l’enfant n’aura pas forcément envie de parler à quelqu’un dont l’attention est ailleurs et qui n’écoute qu’à moitié. Essayez donc, dans la mesure du possible, de limiter votre usage des écrans en présence des enfants.


Essayez le silence

Certaines émotions sont difficiles à partager. Si vous sentez votre enfant inquiet ou triste, s’il est taciturne ou au contraire trop agité ou agressif, essayez simplement de vous asseoir régulièrement à côté de lui en gardant le silence. Vous pouvez prendre votre livre et le lire à ses côtés, lui proposer un petit massage ou rester simplement là, sans aucune autre attente que celle de profiter de votre enfant. Souvent c’est quand l’enfant sent qu’on n’attend rien de lui, qu’il nous dévoile de manière inattendue ses plus grands secrets.


Parlez de vous

Autre tactique efficace pour faire parler votre enfant : commencer par parler de vous. Racontez votre journée, parlez de vos souvenirs d’enfance, tel un tremplin, vos confidences donneront des idées à votre enfant. Il fera souvent des liens et rebondira sur ce vous dites pour vous raconter des situations de sa propre vie. Là aussi, vous pouvez le surprendre, à l’heure du déjeuner par exemple, dites pensivement : « Hum.. Tu sais à quoi me fait penser cette tâche de lait ? A un mouton. Et toi ? » Votre but est d’être (ne serait-ce que de temps en temps) ce parent drôle, léger et surprenant avec qui l’enfant aura envie d’être et de parler.


Nourrissez la confiance en d’autres occasions

On se confie toujours plus volontiers aux gens qu’on aime et en qui on a confiance. Profitez des moindres occasions au quotidien pour nourrir votre relation avec vos enfants : à travers le jeu, des petits moments de douceur, des rigolades… A chaque fois que vous passez du temps avec vos enfants, vous semez une petite graine de confiance et approfondissez le lien qui vous unit.

Même s’il est plus facile de cultiver la confiance dès la naissance de l’enfant que de la restaurer lorsqu'il est déjà ado, il n’est jamais trop tard ! Contrairement à une idée reçue, tout ne se joue pas avant 6 ans ! Quel que soit leur âge, nos enfants ont tous besoin d’un confident, d’un allié, d’un mentor, et il est toujours préférable que ce soit nous (plutôt que les copains) avec la maturité de notre âge, notre sagesse et notre amour profond pour notre enfant qui les guidions sur ce chemin de la vie. Si vous décidiez d’offrir 5 minutes d’écoute attentive quotidiennement à votre enfant, par quoi commenceriez-vous ? Quel serait votre premier pas ? Que feriez-vous dès ce soir ? Par Elena Goutard, Coach parental


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Elena Goutard est coach parental et familial. Au travers de ses accompagnements, elle cherche à faciliter le quotidien des parents, à rétablir l'harmonie dans les relations entre parents et enfants et à ramener dans les familles le calme et la joie.


Elle publie régulièrement des articles sur le développement de l’enfant et de l’adolescent et contribue à la rubrique Parentalité des magazines Parole de Mamans et Aufeminin.


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