Fratrie épanouie : 7 clés pour nourrir la complicité entre frères et sœurs

Dernière mise à jour : il y a 10 heures


Si vous avez grandi dans une fratrie, vous savez sans doute qu’avoir des frères et sœurs, qu’ils soient ainés ou cadets, peut être compliqué. Ils prennent vos affaires, piquent vos jouets, rejettent sur vous la faute pour ce que vous n’avez pas fait, refusent de jouer avec vous ou, au contraire, ne vous lâchent pas d’une semelle… Eh oui, vivre avec un frère et sœur peut être frustrant et agaçant ! Si vous avez connu cela, vous comprenez sans doute mieux d’où viennent les tensions entre vos enfants, peut-être même que vous parvenez à prendre du recul et à relativiser. Reste que les batailles incessantes, les insultes et les gros mots, les regards noirs entre nos enfants ne peuvent nous laisser indifférents. Alors que faire pour aider nos petits chérubins à mieux s’entendre ? Voici quelques idées : Nourrissez la relation avec chacun des enfants Beaucoup de tensions dans les fratries proviennent d’un manque d’attention. Un des enfants peut avoir le sentiment que les parents accordent plus d’attention à l’un de ses frères et sœurs, prennent son parti, le surprotègent. Bien entendu, cette sensation chez les enfants est subjective et ne reflète pas forcément la réalité. Le plus jeune peut, par exemple, avoir l’impression qu’on valorise davantage le grand en lui accordant des privilèges, comme le coucher tardif ou l’autorisation de sortir. L’ainé peut a contrario penser que les parents défendent toujours le plus jeune. Un garçon peut croire qu’on gâte trop sa sœur, et la fille penser qu’on offre plus de liberté à son frère. Pour remédier à cela, remplissez régulièrement le réservoir affectif de chaque enfant en lui consacrant quotidiennement du temps de qualité, en prenant un moment pour discuter ou jouer avec lui, en le surprenant avec des bisous et des câlins. Plus chacun des enfants se sentira comblé et rassuré de votre amour, moins il en voudra à ses frères et sœurs. Préférez l’équité à l’égalité Le meilleur moyen d’aider les enfants à accepter la différence en droits et en responsabilités est, justement, de mettre en avant cette différence. Le frère ainé pourra, par exemple, avoir un peu plus de temps d’écran. Et le plus jeune, un rituel du coucher un peu plus long. Les enfants comprendront progressivement que chacun a des besoins différents, et les crises de jalousie et les reproches se feront plus rares. Amusez-les Rien n’est plus efficace pour apaiser les tensions entre les enfants que l’humour et la légèreté ! Lawrence Cohen, l’auteur du livre « Qui veut jouer avec moi », propose des techniques de jeu pour détendre l’ambiance et transformer les tensions en crises de fou rire. Quoi de mieux pour faire baisser la pression dans la maison et nourrir la complicité entre les enfants ? Vous pouvez, par exemple, attraper l’objet de leur dispute et faire semblant de pleurer en criant : C’est pas zuste, vous l’aimez plus que moi ! ou encore, vous enfuir en riant : Il est à moi, vous ne l’aurez pas ! Faites des activités qui rapprochent Chaque moment positif que les enfants passent ensemble leur permet de mieux apprécier la compagnie de leurs frères et sœurs. Dès que l’occasion se présente, organisez des activités que les enfants apprécient. Sorties, jeux, soirées pyjamas, toute idée est bonne à prendre pour aider les enfants à passer un bon moment ensemble et à renforcer leur complicité. Vous pouvez aussi faire des jeux d’équipe où les enfants affrontent le(s) parent(s), comme, par exemple, des parties de ballon prisonnier au parc ou des batailles de polochons sur le canapé familial. Surveillez leur état Les enfants se chamaillent toujours plus quand ils sont fatigués, quand ils ont faim, soif, ou encore quand ils vivent des émotions fortes. Il leur manque alors des ressources pour bien supporter les contrariétés. L’enfant devient irritable, impulsif. Si certaines disputes se produisent toujours au même moment de la journée, la solution peut être, entre autres, d’avancer l’heure du repas ou du coucher. Prendre les enfants (ensemble ou séparément) quelques minutes dans vos bras ou les emmener dans des endroits calmes permettra de réduire les stimuli, d’apaiser leurs petits nerfs « à cran » ou de « faire sortir la vapeur ». Apprenez-leur à résoudre les conflits Il n’est pas simple de maîtriser son émotion, gérer un conflit, écouter l’autre et faire preuve d’empathie lorsqu’on est enfant. Le développement de toutes ces compétences demande du temps. En tant que parent, nous pouvons cependant donner un coup de pouce à la nature en accompagnant nos enfants au quotidien. Pendant le conflit ou plus tard, quand les esprits se sont apaisés (ceux de vos enfants mais aussi le vôtre), posez-vous avec eux et discutez ensemble pour essayer de trouver une solution gagnant-gagnant. Vous pouvez commencer par écouter les reproches de chacun : Pierre, tu penses que Marie n’avait pas le droit de t’arracher ce jouet, d’accord, je comprends. Et toi Marie, qu’en dis-tu ? Ok, tu as l’impression qu’il est toujours le premier à jouer et ne partage jamais. Parfait, que peut-on faire pour que chacun soit content dans cette situation ? Avez-vous des solutions ? Ecoutez les propositions de chacun, notez-les, puis tentez de trouver une solution qui arrangera tout le monde. Grâce à ces entraînements quotidiens, les enfants apprendront à mieux communiquer entre eux et deviendront plus autonomes dans la résolution de conflits. Soyez optimiste ! La relation entre frères et sœurs se construit dans le temps. En apprenant à relativiser et à positiver (oui, ils se chamaillent, mais jouent sans doute aussi très bien ensemble !), vous appréhenderez les conflits avec plus de sérénité. Et c’est tellement plus simple de faire face aux difficultés quand on est calme et posé. Pensez à souligner régulièrement les qualités des enfants et les bonnes actions qu’ils ont à l’égard l’un de l’autre (Pierre, merci d’avoir aidé ta sœur à finir ce château, sans toi, elle n’y serait pas arrivée). Ce renforcement positif les valorisera dans leur rôle et nourrira les interactions positives entre eux. Pour conclure, je dirais que s’il y a bien une clé qui aide les enfants à mieux se supporter l’un l’autre, c’est leur complicité. La science nous montre aujourd’hui qu’en nourrissant l’amour et l’attachement entre nos enfants, nous les aidons à être plus tolérants et plus attentifs les uns avec les autres, mais aussi plus protecteurs et plus généreux. Mais avions-nous vraiment besoin de la science pour le savoir ?! Par Elena Goutard, Coach parental


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Elena Goutard est coach parental et familial. Au travers de ses accompagnements, elle cherche à faciliter le quotidien des parents, à rétablir l'harmonie dans les relations entre parents et enfants et à ramener dans les familles le calme et la joie.


Elle publie régulièrement des articles sur le développement de l’enfant et de l’adolescent et contribue à la rubrique Parentalité des magazines Parole de Mamans et Aufeminin.


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