5 astuces pour devenir un parent plus patient


C’est le rêve de tous les parents : ne jamais crier. Mais hélas, même les parents les plus patients sont amenés à perdre patience et à lever de temps en temps la voix sur leurs enfants. Cela n'a rien d'étonnant : la fatigue, le stress professionnel, les journées souvent trop chargées, un manque de temps pour souffler et se ressourcer… le comportement de nos petits n’est souvent qu’une goutte de trop dans notre vase émotionnel déjà bien plein. Heureusement, nous énerver de temps à autre n’a en soi rien de dramatique. Le problème se pose surtout lorsque les cris deviennent notre mode de communication par défaut, et que nous avons l’impression que notre enfant n’obéit que lorsque nous haussons la voix. Il faut alors revoir notre fonctionnement familial, passer en revue notre état personnel, regarder de près notre relation (avec nos enfants et notre conjoint). Mais cela sera le sujet d’un de mes prochains articles. Pour ce qui est des cris, je rejoins le point de vue de Daniel Siegel et Tina Payne-Bryson, auteurs du livre « The power of showing up » : le but n’est pas d’arrêter de crier mais d’apprendre à crier un peu moins, ce qui est déjà beaucoup ! Alors, comment faire justement ? Je vous propose ici quelques-unes de mes astuces préférées : 1. Changez de perspective et essayez de voir la situation avec les yeux de votre enfant. Si certains comportements de notre enfant ont tendance à nous énerver, ils peuvent en réalité cacher des raisons qui passent souvent inaperçues, comme la fatigue de celui-ci (ex. l'enfant est trop lent à mettre son pyjama), sa maladresse (Tu as encore renversé ce verre !), son incapacité à passer rapidement d’une activité à une autre (Arrête ce jeu et viens à table !), ou encore son jeune âge qui ne lui permet pas encore de bien contrôler ce qu’il dit ou ce qu’il fait. Ma solution : dès que vous voyez une émotion forte vous envahir, mettez-vous quelques secondes à la place de votre enfant et essayez de comprendre ce qui peut se passer en lui dans cette situation. 2. Accordez-vous une pause, aussi petite soit-elle ! Lorsque nous crions, c’est le premier signe que notre système nerveux est OFF : nous ne sommes plus capables de nous contrôler, ni de réfléchir ou de penser correctement. Tout ce que nous ferons dans cet état ne fera qu’empirer la situation. Une des solutions les plus simples : prendre une mini-pause. Occupez vos enfants quelques petites minutes et allez feuilleter un magazine ou prenez par exemple un thé. Vous verrez avec quelle rapidité vous récupérerez vos capacités de réflexion et votre contrôle de soi. 3. Respirez ! Une des solutions anti-stress que je propose presque systématiquement aux parents, c’est la règle des 3 respirations. L’idée est de prendre 3 grandes respirations avant de dire quoi que ce soit à son enfant. Pourquoi cela marche ? En situation de stress, nous respirons trop vite. Résultat : notre cerveau manque d’oxygène. Au stress émotionnel s’ajoute donc le stress physiologique et cela devient un cercle vicieux. Pour ne pas tomber dans ce piège : dès que vous vous sentez perdre patience, avant de faire quoi que ce soit, prenez 3 profondes respirations. Solution rapide, efficace et 100% gratuite ! 4. Régler le bon volume ! Une autre astuce que je trouve assez magique, tellement elle est simple et efficace, c’est le réglage mental du son de notre voix. Un peu comme la radio dans votre voiture, imaginez que vous avez en vous un bouton magique qui permet de régler le son de votre voix. Dans des situations de crise où vous ressentez en vous le besoin de crier, vous n’aurez qu’à régler mentalement le volume pour parler moins fort. 5. Projetez-vous à + 10 ans ! quand votre enfant sera ado ou pire, quand il aura déjà quitté votre maison. Vous verrez alors que le verre de lait renversé ou les Playmobil que votre enfant refuse de ranger vous sembleront tout à coup beaucoup moins importants. Et si vous avez crié ? 1. Avant toute chose, détendez-vous. Rassurez-vous : votre enfant ne gardera pas de séquelles à vie si de temps en temps vous perdez patience. Votre colère sert aussi à montrer à vos enfants que les limites ont été dépassées et que certains comportements sont pour vous inacceptables. Inutile donc de vous flageoler. Détendez-vous et passez au point suivant ! 2. Cherchez « le pourquoi ? » Que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui vous a manqué pour ne pas crier ? Comment pourriez-vous vous y prendre la prochaine fois (vous lever plus tôt le matin pour éviter la course matinale contre la montre ou vous coucher régulièrement plus tôt pour avoir plus de patience le lendemain ?). En analysant la situation, vous pourrez changer un peu la routine de votre journée, renforcer certaines règles de vie dans votre maison, faire un travail sur vos émotions. Ne vous attendez pas à ce que les choses changent d’elles-mêmes. Réfléchissez, analysez et mettez en place des changements. 3. Demandez pardon. Il est tout à fait naturel de demander pardon à son enfant lorsqu’on se laisse emporter par ses émotions. Inutile de chercher la meilleure formule pour dire que vous êtes désolé. Dites simplement et sincèrement que vous regrettez. Choisissez les mots qui font sens pour vous. Bien plus que les mots, c’est l’intention et l’émotion derrière ce que vous dites qui comptent. 4. Expliquez pourquoi vous avez crié. Il ne suffit pas de demander pardon, votre enfant doit comprendre pourquoi vous vous êtes emporté. Même si les cris ne sont jamais la meilleure manière pour régler la situation, il arrive que la colère parentale soit tout à fait légitime. Elle est alors la conséquence logique de certains comportements de nos enfants. Si, par exemple, votre enfant vous parle mal systématiquement, laisse traîner ses affaires, refuse de vous aider dans la maison…, il est alors tout à fait normal que vous lui montriez que votre patience a aussi des limites et que certains comportements sont inacceptables dans votre famille. Vous pouvez dans ce cas dire à l’enfant : Pardon chéri, je me suis énervée, je n’aime pas non plus qu’on me crie dessus, mais ce que je voulais dire avant tout c’est que (cela me fatigue de répéter plusieurs fois la même chose) ou encore, j’ai crié parce que (c’est irrespectueux vis-à-vis du reste de la famille, c’est l’heure du dîner et toute le monde a faim). Maintenant que votre enfant est calmé, il sera plus réceptif à votre message. Il pourra ainsi comprendre que le parent n’est pas le seul fautif et qu’il a dans le conflit sa part de responsabilité. 5. Réconciliez-vous. Et bien sûr, quel que soit le moment de la journée, prenez quelques instants pour vous réconcilier, pour serrer votre enfant dans vos bras et pour lui montrer que ni ses bêtises, ni votre colère ne pourront jamais altérer votre amour l’un pour l’autre. Par Elena Goutard, Coach parental


Vous vous reconnaissez dans cette problématique ? Vous avez du mal à garder votre calme face à certains comportements de vos enfants ? N'hésitez pas à me contacter pour un échange. Vous pouvez aussi prendre un rendez-vous directement par mail (voir les coordonnées ci-dessous) ou via le formulaire contact de ce site www.elena-goutard.com.

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Elena Goutard est coach parental et familial. Au travers de ses accompagnements, elle cherche à faciliter le quotidien des parents, à rétablir l'harmonie dans les relations entre parents et enfants et à ramener dans les familles le calme et la joie.


Elle publie régulièrement des articles sur le développement de l’enfant et de l’adolescent et contribue à la rubrique Parentalité des magazines Parole de Mamans et Aufeminin.


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